Toyota porte un dur coup au diesel

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@ DR

Le constructeur automobile Toyota, pionnier des motorisations hybrides essence-électrique, ne vendra plus de voitures diesel en Europe à partir de la fin de cette année, a annoncé l'entreprise lundi à Genève.

«Nous ne développerons plus le diesel pour nos voitures particulières» et cette technologie sera «progressivement arrêtée en 2018» sur le marché européen, a déclaré Johan van Zyl, président de Toyota Europe, à la veille de la première journée presse du salon automobile de Genève.

«Nous ne vendrons plus (de voitures particulières diesel en Europe) à partir de fin 2018», a précisé Didier Leroy, vice-président du groupe japonais au niveau mondial.

Le diesel, qui représentait en 2017 près de 15% des ventes européennes de Toyota, contre 30% en 2012, sera cependant maintenu en Europe pour les utilitaires du constructeur japonais.

Cette technologie restera également présente dans des voitures du groupe «sur d'autres marchés» que l'Europe.

Inquiets des projets d'interdiction qui menacent les motorisations diesel dans plusieurs villes, les automobilistes européens se détournent massivement du diesel et les ventes de ces motorisations sont en très net recul en Europe depuis plusieurs années.

Toyota est en revanche portée par l'envol des ventes de ses modèles hybrides (+45% l'an dernier en Europe), dont il est perçu comme un spécialiste pour avoir investi en pionnier dans ce domaine il y a plus de 20 ans.

Ces motorisations mixtes essence-électrique représentent désormais quatre immatriculations sur dix de la marque en Europe, et même six sur dix en France.

Toyota veut continuer à mettre l'accent sur cette technologie et veut aussi développer des voitures 100% électriques.

Avec cette sortie du diesel en Europe, Toyota «reste cohérent» avec la stratégie à long terme de l'entreprise, a estimé Didier Leroy. «En 2011 (...) nous avions déjà commencé à anticiper le fait que nous ne devr(i)ons plus allouer de ressources au développement de petits moteurs diesel», a-t-il dit.

Ces décisions avaient été prises "avant le scandale" du diesel, affirme M. Leroy, en référence à l'affaire des moteurs truqués de Volkswagen révélée en 2015.

Source: 
AFP