S'épanouir au travail ou comment travailler dans le bonheur?

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@ IF

S'épanouir au travail. Nous en rêvons tous, mais sans savoir comment y parvenir, au juste. Dans un environnement professionnel où notre emploi est devenu la volonté des circonstances atténuantes, il incombe, de disposer d’un esprit assez calme pour tirer parti de notre occupation. Au Cameroun par exemple, les uns et les autres travaillent jusqu’à 57h par semaine ! Si on considère que nous dormons 7h/jour cela représente 49 heures par semaine. Si nous prenons 3h par jour dans les trafics ou certaines tractations non formelles, il ne nous reste plus que 41h, soit un peu plus de 5 heures par jour pour s’occuper de nous et notre famille.

Avec un tel rythme d’occupation quotidien, les 57 heures que nous passons au travail restent bien le meilleur moment pour tirer un grand épanouissement dans notre habituel. Ne pas y trouver du bonheur ne serait-il pas comparable à une « absence de vie » ou d’ « une vie absente » ? C’est en effet pour trouver des réponses à cette question que nous sommes tombés sur cet article d’Olivier Schmouker qui reprend les techniques publiées dans le livre Bonheur et leadership (Éd AdA, 2015) signé Louise Leroux, coach et professeure aux Hautes Études Commerciales de Montréal.

On peut lire :«Idéalement, votre emploi devrait vous permettre de vivre des émotions positives et de vous épanouir sur le plan personnel et professionnel. Comment savoir si tel est le cas? En regardant s'il vous donne l'occasion de connaître à répétition l'état de flow.

«L'état de flow? C'est un concept élaboré par le psychologue hongrois MihályCsíkszentmihályi selon lequel, on doit éprouver une sensation de plénitude lorsqu'on est totalement captivé par une activité qui nous procure du plaisir. Cela nous procure un immense sentiment de joie intérieure. Dans le cadre du travail, il nous indique qu'on aime naturellement l'emploi qu'on occupe, quand celui-ci correspond parfaitement à nos aptitudes. Qu'on a bel et bien le sentiment de contribuer à quelque chose de primordial, d'œuvrer pour quelque chose qui a du sens. On se sent alors engagé et investi.

«Les caractéristiques précises de l'état de flow sont les suivantes :

> Adéquation. La tâche à accomplir représente un défi pour l'individu. Il existe un équilibre entre la difficulté de la tâche et les aptitudes de l'individu.

> Satisfaction. L'activité représente une source de satisfaction pour l'individu.

> Objectifs clairs et signifiants. Les attentes et les règles à suivre sont claires. Les objectifs visés sont atteignables. Ils sont, de surcroît, importants aux yeux de l'individu.

> Concentration. Le degré de difficulté de la tâche à accomplir demande un niveau élevé de concentration de la part de l'individu, au moment de l'exécution.

> Maîtrise de soi. L'individu sent qu'il est en plein contrôle de lui-même et de son environnement durant l'exécution.

> Rétroaction immédiate. L'individu est en mesure d'ajuster immédiatement son comportement, en fonction des difficultés rencontrées en chemin. Et ce, grâce au fait qu'il bénéficie d'une rétroaction directe et instantanée sur son travail.

> Conscience de soi. La conscience de soi semble disparaître d'elle-même, car l'individu et la tâche qu'il accomplit ne font dès lors plus qu'un.

> Temps. La perception du temps disparaît, elle aussi, d'elle-même, à cette occasion-là.

«Si vous connaissez cet état-là au plan professionnel, cela signifie qu'il y a un alignement parfait entre ce qui vous apparaît essentiel (valeurs, principes,...) et le travail que vous effectuez. Il est donc important de bien vous connaître et de vous écouter pour être en mesure d'évaluer si vous occupez un poste épanouissant, ou pour, au besoin, faire les choix professionnels qui peuvent vous permettre de corriger le tir. [...]

«Vous pouvez ainsi chercher un travail que vous aimez, ou vous pouvez tout aussi bien inverser le processus, et apporter de l'amour et du plaisir à votre travail!

«Indépendamment de la tâche à accomplir, certaines personnes éprouvent d'ailleurs un enthousiasme débordant dans leur travail. C'est qu'elles adoptent une attitude positive, du simple fait qu'elles ont pris conscience de l'importance et de la valeur ajoutée de leur contribution. [...]

«Dans leur quête de sens et d'accomplissement de soi, elles en sont venues à considérer que cette quête était davantage «le travail d'une vie» qu’«une vie au travail». Elles ont noté que certaines activités qui donnaient un sens à leur vie étaient indépendantes de leur travail, et ont, en conséquence, décidé de les intégrer à leur quotidien au travail. Elles ont compris que leur carrière n'était qu'un aspect du «travail d'une vie», et qu'il convenait de ne pas la négliger pour autant, bien au contraire.

«Elles ont regardé de façon plus globale leurs différentes activités, afin de leur permettre de se chevaucher. Car le «travail d'une vie» commence d'abord par «sa vie», et quand on adopte cette perspective, cela relativise l'importance que l'on accorde à chacune de nos sphères d'activités.

«C'est fort simple : vous vous enrichissez toujours à regarder votre vie sous une multitude de facettes, et à en jouer.»

Voilà. Vous disposez à présent d'un bon moyen pour savoir si le poste que vous occupez peut vraiment vous donner l'occasion de vous épanouir, ou pas. Et mieux, d'améliorer la situation, le cas échéant.

Source: 
IMFURA