Qu’arrive-t-il vraiment lorsque vous n’éteignez pas votre téléphone en avion?

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Vous ne risquez pas de provoquer un crash, rassurez-vous.

Avouez-le, vous avez déjà envoyé des textos en avion alors que les hôtesses de l’air et les stewarts vous avaient gentiment demandé d’éteindre «tous vos appareils électroniques durant le décollage et l’atterrissage».

L’utilisation des téléphones portables en avion est aujourd’hui beaucoup débattue, mais il est encore difficile de savoir si oui ou non ils représentent un réel danger. Une chose est sûre: aucun avion ne s’est encore écrasé à cause d’un téléphone portable, assure Travel and Leisure.

La raison principale de cette requête du personnel de bord vient du fait que lorsque l’on se trouve à plus de 3.000 mètres d’altitude, le signal d’un téléphone portable se fait plus fort et passe par de nombreux points relais au sol, ce qui peut possiblement interférer avec le système de l’appareil.

Interrogé par CNN en 2003, Kerry Kirchnoff, ancien ingénieur pour Boeing, affirme que l’interdiction de se servir de son téléphone en vol ne sert pas à «empêcher l’avion de se crasher», mais plutôt à éviter de brouiller les signaux des pilotes:

«Le problème est que les portables interfèrent avec l’avion et donnent du travail en plus aux pilotes durant les phases les plus dangereuses du vol, l'atterrissage et le décollage. Or, ce sont des phases de vol qui leur demandent un haut niveau de concentration.»

Un confort aussi pour les passagers

Mais avec le développement des technologies, ces risques deviennent de plus en plus obsolètes, d’après Travel and Leisure. Pour l’Agence européenne de la sécurité aérienne, les téléphones portables ne posent pas de problème à bord tant qu’une compagnie aérienne peut prouver que ses systèmes ne sont pas affectés par leurs signaux.

Beaucoup de compagnies telles que British Airways ou Emirates ont d’ailleurs affirmé que les signaux en question ne posaient pas de problème et autorisent leurs passagers à passer des appels depuis l’avion, via des stations à bord gérées par des opérateurs spécialisés, comme qu’AeroMobile ou On Air.

Plus sévère, aux États-Unis, l’Administration fédérale de l’aviation (FAA) interdit tout de même les communications à bord. Elizabeth Isham, porte-parole de la FAA, affirme que les «téléphones portables produisent des interférences» et qu’il faudrait que les compagnies puissent réellement démontrer l’inverse.

D’après Allison Markey, professionnelle de la sécurité aérienne, l'interdiction d'utiliser des appareils électronique en vol relève aussi de l'incommodité que cela peut représenter pour les voyageurs:

«Plus de passagers voient ça comme quelque chose de gênant que comme un avantage. C’est déjà suffisamment énervant d’être assis à côté de quelqu’un qui parle fort à ses voisins que ce serait peut-être pire de rajouter les téléphones portables.»

 

Source: 
Slate.fr