Oser se réinventer

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J’ai pris conscience la semaine dernière que j’entamais la sixième année d’opération de mon entreprise.  À l’image d’un volcan, je sens que je suis dans une période d’ébullition et d’incubation où les idées et les projets sont tous au ballotage. Étant donné que cette période est inconfortable et que mon réflexe serait de l’escamoter, je me suis demandée comment j’avais déjà réagi par le passé.

Depuis que j’ai gradué en 1995, mon cycle professionnel est généralement de deux ans. Que ce soit à l’intérieur de la même entreprise ou pour un nouvel employeur, je ressens ce besoin de renouveau professionnel.

Lorsque j’étais en organisation, j’ai souvent demandé à être assignée à de nouveaux mandats pour enrichir mon emploi actuel. J’ai aussi ajouté des activités para professionnelles comme étudier, siéger sur des conseils d’administration ou encore enseigner un cours à l’université.

À quelques reprises, j’ai obtenu une promotion au sein de la même entreprise ce qui me permettait d’élever mon niveau professionnel tout en m’appuyant sur mes connaissances du contexte organisationnel.

J’ai changé assez souvent d’employeur. C’était une autre option pour me réinventer. Par contre, je me suis rendue à l’évidence que comme nous avons beaucoup d’éléments nouveaux à prendre en considération en même temps, étonnamment, lorsque l’on change d’organisation, nous avons tendance à nous réfugier dans nos valeurs sûres et honnêtement, très souvent, on ne réinvente pas tant que cela. 

Le fait d’être entrepreneur n’a pas altéré ce besoin de me réinventer.

Lorsque j’ai créé UniVers Un Monde en Soi en 2010, je voulais survivre dans un monde ultra compétitif et développer « ma marque ».  J’étais plus une professionnelle travailleuse autonome qu’une entrepreneure. J’ai créé une foule de contenu que j’ai diffusé partout où on voulait bien m’entendre.

En 2012, avec la sortie de mon premier livre Oser le Monde en Soi : Choisir d’être et agir en leader authentique et mon passage devant les Dragons, c’est la femme d’affaires qui a émergé. En parallèle, j’ai développé une crédibilité qui me permettait de choisir avec qui j’allais collaborer.

Entre 2014 et 2016, pour me réinventer, j’ai exploré plusieurs options de partenariats. J’ai pris beaucoup de risques professionnels et financiers. J’ai eu de beaux succès ici et à l'international en même temps que j'ai vécu mes premiers vrais échecs et déceptions d’entrepreneure.

Pour 2016-2018  je ne suis pas encore prête à vous le partager car ce n’est pas encore clair pour moi.  J’ai fait beaucoup de ménage dans les dernières semaines pour faire de la place aux opportunités.

Pour reprendre le processus de la conscience à l’action, j’accepte du mieux possible, l’inconfort d’être à l’étape de l’éveil de ma conscience. J’avoue que ce n’est pas naturel ni facile de vivre cette étape de « flou » pour la femme d’action en moi. Je suis par contre convaincue que de vivre cet inconfort est essentiel pour me permettre d’asseoir les bases de comment je vais me réinventer et enclencher le mouvement dans les prochains mois.

GENEVIÈVE DESAUTELS.

Source: 
IMFURA