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Les Allemandes accélèrent dans la connectivité industrielle

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Plusieurs multinationales participaient, dans la semaine du 23 avril, au ­Hannover ­Messe, à ­Hanovre, la plus grande foire manufacturière au monde et ­La ­Mecque du manufacturier 4.0. [Photo : © Deutsche Messe]

USINE 4.0 | Pour survivre à la concurrence de la Chine, l'industrie manufacturière allemande a révolutionné ses façons de faire pour être encore plus efficace en créant l'usine intelligente. Les dernières avancées ont été présentées récemment au Hannover Messe, en Allemagne, la plus grande foire commerciale au monde. Des enjeux, des occasions et principales sources d'inspiration pour le Québec.

Dans la plus grande usine Volkswagen du monde, à Wolfbourg, tout est interconnecté et la gestion des ressources est optimale. Les robots font de la production de masse personnalisée en ajoutant des spécifications aux véhicules à l'aide de code barres. Il n'y a aucun entrepôt : tout est livré en juste-à-temps et 100 % des résidus sont recyclés, même si l'usine consomme 2 600 tonnes d'acier par jour. Bref, ce site de production est à la fine pointe du manufacturier 4.0.

La chaîne de montage de la plus grande usine de Volkswagen est automatisée à 96 %. Mais les humains n'ont pas disparu pour autant du processus de production : 35 000 ouvriers y travaillent pour l'installation de pièces dans les véhicules ou encore le contrôle de qualité. Ils sont en revanche de plus en plus qualifiés et multitâches.

Volkswagen a plaidé coupable aux États-Unis d'avoir utilisé des techniques pour masquer les émissions polluantes de certains de ses moteurs, mais demeure un leader en matière d'usine intelligente, aux côtés d'autres multinationales allemandes comme Bosch (équipements), Siemens (conglomérat industriel), Festo (systèmes d'automatisation) et BMW (automobiles).

Toutes ces entreprises participaient, la semaine du 23 avril, au Hannover Messe, à Hanovre, la plus grande foire manufacturière au monde (210 000 visiteurs et 5 800 exposants) et La Mecque du manufacturier 4.0.

On trouve des usines intelligentes, c'est-à-dire des usines qui utilisent, connectent et intègrent les nouvelles technologies, dans tous les pays industrialisés - même la Chine fait des progrès rapides. En revanche, les spécialistes affirment que les Allemands ont clairement une longueur d'avance.

Depuis un an et demi, de nombreux pays devellopés ont fait des progrès importants grâce à la politique du manufacturier innovant. Malgré tout, l'industrie traîne la patte.

Cependant, 75 % des entreprises allemandes ont automatisé leurs processus, comparativement à 55 % des entreprises américaines et à seulement 25 % des entreprises québécoises, selon l'étude Le manufacturier avancé.

L'automatisation des procédés est une étape importante pour rendre une usine intelligente, mais pour être entièrement 4.0, une usine doit être avant tout interconnectée : les machines doivent se parler entre elles et s'ajuster en temps réel à l'offre et à la demande.

Non seulement les entreprises allemandes le font déjà à grande échelle, mais elles investiront pas moins de 40 milliards d'euros (61,5 G$) d'ici 2020 afin d'accélérer leur transformation numérique, selon le Germany Trade & Invest, une agence fédérale impliquée dans la numérisation de l'industrie allemande.

Pourquoi l'Allemagne met-elle les bouchées doubles ? Pour une simple raison : la concurrence chinoise, affirme sans hésiter Joris Myny, vice-président des procédés industriels et de la division Usine numérique chez Siemens Canada. « C'était une question de survie, et pas parce qu'il y a une concentration de personnes intelligentes en Allemagne », laisse-t-il tomber en marge d'un briefing sur l'usine intelligente.

Comme le secteur manufacturier compte pour environ 23 % du PIB de l'Allemagne (14 % au Québec) et que les salaires y sont très élevés, l'industrie devrait absolument réagir à la concurrence des pays asiatiques à faible coût de production, à commencer par la Chine.

C'est pourquoi l'Allemagne a pratiquement inventé la quatrième révolution industrielle, celle du manufacturier 4.0, au tournant des années 2010, soulignent différentes études.

Résultat: les entreprises allemandes sont plus innovantes et plus efficaces. Elles fabriquent aussi des produits de plus grande qualité à moindre coût, en plus de pouvoir les mettre en marché plus rapidement. Le géant mondial des articles de sport Adidas a fait passer ce délai de 18 à 2 mois grâce à son concept de Speedfactory.

Cela dit, des entreprises allemandes, surtout des PME, résistent encore à cette révolution en raison des enjeux de cybersécurité, selon une étude de la Fondation Friedrich-Ebert.

Source: 
IMFURA et Lesaffaires