Le leadership féminin en pleine évolution

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@DR

L’agilité, l’ambition, l’attitude, la gestion de soi, le sens politique sont des caractéristiques essentielles pour exceller aujourd’hui dans un poste de leader. Les capacités d’évoluer et de s’adapter aux turbulences sont, quant à elles, des caractéristiques indispensables, pour réussir à passer à travers les années.

«Si on n’est pas nous-mêmes solides devant les changements, comment voulez-vous que nos équipes y adhèrent?»,

 «Il se peut qu’on soit inquiète devant certaines situations de turbulence. Des turbulences qui proviennent non seulement de l’intérieur, mais aussi de l’extérieur. D’où la nécessité d’aller chercher de l’information pour les communiquer ensuite aux gens de l’équipe», Les femmes ont cette facilité de garder les contacts et de les entretenir. Une spécialiste nous dit qu’elle va diner régulièrement avec diverses personnes pour les aider à combler sa quête d’informations. «Ce sont pour la plupart des gens que je ne connais dont j’ai amassé les cartes d’affaires au fil des ans», a-t-elle raconté.  

Des caméléons qui donnent l’exemple

«Un bon leader n’a pas le choix d’évoluer. On ne dirige plus une entreprise ou des équipes comme on le faisait dans les années 1970. C’était l’époque où les boss s’entouraient de «doers». Aujourd’hui, on se doit d’être des coachs, des mentors pour stimuler nos troupes»,

«Ces jours-ci, il faut être des caméléons. Il faut avoir la capacité d’écouter chaque génération avec laquelle on travaille. Ce qui n’est pas toujours évident. Suis-je nostalgique des anciennes méthodes de gestion? Pas du tout. Certes, le rôle de leader est devenu plus complexe, mais combien plus stimulant. Et pour tout dire, j’aime beaucoup mieux mon rôle de leader aujourd’hui, qu’il y a dix ans», a précisé notre femme leader.

Elle a aussi souligné l’importance, comme leader, de pouvoir travailler en transversalité. Elle a d’ailleurs cité en exemple le changement que s’apprête à vivre son équipe : l’abandon des bureaux traditionnels fermés pour des espaces collaboratifs.  «Ce décloisonnement sera complété dans trois ans. Mais déjà, en tant que leader, je me dois de préparer l’équipe à ce changement. Et ça commence par moi-même. D’ici deux mois, je vais quitter les quatre murs de mon bureau pour donner l’exemple», a-t-elle raconté.

À vos ordres, colonel

Le développement du leadership s’effectue encore et toujours sur le terrain.  Oubliez les livres et les bancs d’école, a-t-elle insisté. Lors d’un déplacement en Haïti, «Je me suis retrouvée, à 27 ans, à diriger une équipe de 22 techniciens médicaux, tous des gars que je n’avais jamais rencontrés… et qui parlaient tous anglais. Je suis devenue bilingue», a-t-elle raconté.

Jeune, elle en voulait au système. Salaire, promotion…elle trouvait que les choses n’avançaient pas assez vite. «J’ai d’ailleurs quitté mes anciennes responsabilités pendant quatre ans au début des années 2000. Une période qui m’a permis de prendre du recul…et de voir que l’herbe n’était pas plus verte ailleurs.

En fait, elle a réalisé que sa carrière lui appartenait. «J’étais responsable de mon cheminement». «Je devais apprendre qu’il faut prendre du temps pour bien comprendre les autres, les situations et être en mesure de mieux développer ses capacités d’analyses. Il y a des étapes à franchir.»

 «J’occupe maintenant un rôle où je peux mieux influencer mes pairs afin de faire avancer la cause du personnel de l’armée…» Toutes les femmes devraient y songer, car leur manière de gérer les évènements et les crises avec calme et écoute serait d’un intérêt crucial pour l’humanité.

Source: 
IMFURA