IMD : Top 10 des pays où les entreprises sont les plus compétitives

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Le Canada et les États-Unis ont reculé au classement. (Photo: Shutterstock)

Un plongeon des prix des matières premières a fait glisser le Canada au dixième rang du plus récent classement de la compétitivité des entreprises établi par le IMD World Competitiveness Center, ce qui constitue sa pire performance en plusieurs années.

Le groupe suisse, qui fait partie de l'école de gestion IMD, avait placé le Canada au cinquième rang l'an dernier.

Cette baisse du Canada au classement survient alors que le recul des cours des matières premières frappe de plein fouet l'économie canadienne, ce qui a miné ses performances dans plusieurs catégories clés pour la croissance économique.

«Je crois que la plupart des grandes questions à l'origine de la chute au classement sont externes au Canada, et qu'elles ne sont pas du ressort des décideurs politiques en ce moment», a estimé Jose Caballero, économiste principal au IMD World Competitiveness Center.

«C'est vrai, c'est un recul, c'est inquiétant, mais les fluctuations dans le top 10 sont normales.»

Le Canada n'est pas le seul pays à avoir glissé au classement.

Les États-Unis ont perdu la tête du palmarès, qu'ils occupaient l'an dernier, pour atterrir en troisième position, alors que Hong Kong s'est hissé au premier rang et que la Suisse s'est classée deuxième. Singapour et la Suède se partagent les quatrième et cinquième positions respectivement.

Le classement, qui juge de l'habilité des pays à créer et maintenir un environnement favorable à la compétitivité des entreprises, s'appuie sur des données statistiques et sur les résultats d'un sondage effectué auprès de dirigeants de sociétés. Pas moins de 342 critères sont utilisés pour évaluer la compétitivité, dont environ les deux tiers reposent sur des données statistiques.

La performance économique d'ensemble du Canada est passée du dixième rang l'an dernier au quatorzième cette année. L'efficacité du gouvernement a glissé au dixième rang, après avoir occupé le huitième rang l'an dernier, tandis que l'efficacité des entreprises a plongé au douzième rang, comparativement au troisième rang en 2015. L'infrastructure du pays est passée du sixième rang l'an dernier au neuvième cette année. 

M. Caballero a noté que le recul au chapitre de l'efficacité du gouvernement survenait dans la foulée de l'élection de l'automne dernier, qui a vu les libéraux chasser les conservateurs du pouvoir.

«Je crois qu'il y avait peut-être un peu d'hésitation de la part des dirigeants que nous avons interrogés», a-t-il expliqué, en ajoutant qu'il s'agirait vraisemblablement d'un élément à surveiller dans les chiffres de l'an prochain. 

Plus tôt cette année, les libéraux ont mis sur pied un comité composé de 14 conseillers ayant un large éventail d'expériences pour aider le gouvernement à préparer un plan visant à soutenir la croissance à long terme. 

Le gouvernement estime que les succès à venir du Canada dépendent de sa préparation en vue de l'économie mondiale de demain, a fait valoir Daniel Lauzon, un porte-parole du ministre des Finances, Bill Morneau.

«C'est pourquoi avec son tout premier budget, notre gouvernement investit dans l'innovation, dans les étudiants, dans l'éducation post-secondaire et dans les science de base, afin de s'assurer que nous puissions faire de notre mieux», a-t-il affirmé dans un courriel.

 

Source: 
Les Affaires