Entrepreneurs : Voici 15 pensées clés

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Gilbert Ewehmeh. Directeur exécutif de YES CAMEROON I IMFURA.

Lorsqu'il vient de parler entrepreneuriat, les auteurs se succèdent pour promouvoir ce secteur tant exigeant. Gilbert. Ewehmeh est allé dans cette lignée. Originaire du Cameroun, le pays de Soppo Priso, (l'un des premiers entrepreneurs du Cameroun), Gilbert. E, pense que toutes les solutions de devellopement de son pays doivent passer par l'entrepreneuriat.

À sa manière, nous nous sommes rendus compte, que son livre dispose d'un côté académique et pratique. Il enregistre, en outre, des pensées universelles. Des pensées qui peuvent prendre forme dans tout milieu. IMUFRA a selectionné pour vous 15 fortes pensées développées dans le livre L’ENTREPRENEURIAT, Moteur d’emploi et de création de richesse. Respirez un peu et suivez les lignes, point par point

1.      Commencez par économiser votre argent en vivant modestement.

2.      Jane vient d’une famille de 9 personnes. Étant au lycée, elle avait une petite caisse sous son lit. Elle se rassurait d’y mettre 100 FCFA de son argent de poche journalier. Une fois à l’université après le secondaire, elle a cassé sa petite caisse. Devinez quoi ? Elle avait épargné 35 000 FCFA. Elle a utilisé cet argent pour commencer une petite activité à l’université. Elle a acheté quelques outils pour jeunes filles (boucles d’oreilles, chaussures et bien d’autres). Pendant sa première année universitaire, elle a ouvert un compte dans l’une des micro-finances de la place. Après son diplôme universitaire, elle a ouvert une grande boutique de mode. Aujourd’hui, Jane a un capital de 5 millions de FCFA avec deux boutiques de modes et plus de 6 employés. Elle est patronne.

3.      Détermination : Un bon entrepreneur n’hésitera pas à passer un coup de fil supplémentaire ou à aller frapper à une autre porte.

4.      Être créatif c’est apprendre, s’améliorer constamment, poser des questions et penser de façon novatrice.

5.      La plus grande difficulté que rencontre les créateurs d’entreprise est de déterminer leurs objectifs : « Quel mon but ? Pourquoi créer une entreprise ? Questions auxquelles ils répondent par : « Je déteste mon patron ! Je veux démissionner, faire ce qui me plait et le faire mieux ! » Ou affirment : « Je veux créer quelque chose où je peux être libre, contrôler le budget, être capable d’aller et venir comme bon me semble. » Mais la plupart d’entre eux n’y parviennent pas. Pourquoi ? Le livre liste une panoplie de raison dont le manque de planification pour atteindre leur but. Et c’est adage de la page 78 le démontre si bien : « Échouer dans la planification, c’est planifier son échec. »

6.      La capacité concurrentielle d’un pays ne commence ni sur le plancher de l’usine ni dans un laboratoire technique, mais à l’école. » Henry Ford.

7.      « L’entrepreneur possède l’art de la superintendance et de l’administration. »

8.      McClelland que Gilbert reprend une dizaine de fois explique le besoin de réussir comme issu d’un motif psychologique et, par conséquent, il souligne son importance comme facteur le plus inhérent au comportement économique. « C’est cette ambition qui permet de relever des défis, d’avancer et de prospérer. L’entrepreneur est plus motivé par la réalisation de ses objectifs que par l’argent. Il travaille par goût du challenge, de l’accomplissement et du service à autrui »

9.      Et comme un visionnaire, il reprend, sans le nommer, peut-être par intuition, les pensées fortes de Nelson Mandela, selon lesquelles : Cette conception de l’entrepreneuriat « devrait être introduite dès l’école – en même temps que l’expérience des jeunes entrepreneurs locaux qui ont réussi » voilà que le rêve peut encore être permis.

10.  Et cette regrettable phrase qui remet en cause tout notre système éducatif en dit long : « Même les programmes d’études commerciales universitaires, n’incluent pas suffisamment d’éléments entrepreneuriaux. » Et quelle désolation ! « On y encourage et on y éduque les étudiants à devenir dirigeants plutôt qu’entrepreneurs. » Alors, si bellement, Gilbert n’y va pas du dos de la cuillère. « L’éducation est l’élément-clé » Nous vous interdisons de regarder les chiffres qui disent qu’au Cameroun par exemple, plus de 45% des entrepreneurs n’ont pas un niveau scolaire supérieur au secondaire.

11.  Ne perdez pas la tête. L’école n’est pourtant pas tout ! « Les établissements scolaires se doivent de faire passer le message qu’être employé n’est pas la seule issue au sortir des études. » Cette remarque est hautement importante. Prenons le cas du cas Cameroun, la seule région de l’extrême nord, le centre de Maroua. Les 29 et 30 Septembre dernier, 18 milles candidats, selon le quotidien camerounais l’œil du sahel, voulaient rejoindre les rangs de l’école normale supérieure de Maroua. Bizarre ! Surtout lorsqu’on sait que seuls 775 personnes vont être admis. Les chiffres vont d’ailleurs grandissant d’années en années de l’ordre de milliers.

12.  Poser vos questions… Que recherchent-ils ? C’est évident : le matricule. S.E Bharat Joshi, Haut-commissaire de grande Bretagne au Cameroun, durant la semaine mondiale de l’entrepreneuriat 2011 donne raison à Gilbert dans un vibrant discours. « Un secteur de PME fort peut et doit stimuler l’économie de ce pays. Ce n’est plus le temps de former les gens qui vont attendre d’être absorbés dans les emplois du gouvernement – parce que ce n’est pas durable. Il est temps de commencer une affaire.

13.  Et rien de particulier sur les femmes dans tout ça ? Que oui… Les femmes sont, suivant certaines conceptions faites, inaptes à entreprendre. C’est en effet la remarque que fait Gilbert, puisqu’elles représentent 51% de la population mondiale et ne symbolisent que 5 % d’entrepreneurs. Justement. Pour pallier à cette mauvaise habitude que nous avons, son excellence Robert P. Jackson, ambassadeur des États-Unis au Cameroun en 2011, citera Hilary Clinton, secrétaire d’État, lors du Global Entrepreneurship week 2011, une conférence organisée par Gilbert, alors Directeur exécutif de YES Cameroun. Lisons.

14.  « Lorsque nous libérons le potentiel économique des femmes, nous augmentons la performance économique des communautés, des nations et du monde. » Signification pratique, elle est actuellement candidate à la magistrature suprême des USA. Et imaginez quoi ? La productivité de nos entreprises augmentent, selon la Banque mondiale, de 25 à 40 % par ouvrier lorsque les femmes y bénéficient des mêmes droits.

15.  Paraphrasons, pour finir, S.E Bharat Joshi, Haut-commissaire de grande Bretagne au Cameroun : Arrêter de réfléchir, il est temps de commencer une affaire.

Eh Gilbert, écris nous d'autres livres...

Source: 
IMFURA