Cameroun : 600 milliards de CFA à dépenser pour les fêtes

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@ Yaoundé en fête

Sur une base de 20% d’erreur, six soixante-deux milliards (662 000 000 000) de FCFA, c’est le montant que les camerounais vont dépenser pour les fêtes de fin d’année 2016. C’est un exercice bien propre dans le monde et les africains ne s’en lassent pas.

La plus part des africains s’attendent à dépasser leur budget dans l’enthousiasme des fêtes de fin d’année. Au Cameroun, les dépenses moyennes pour leur magasinage accusent une hausse de l’ordre de 20 000 mille francs CFA en seulement deux semaines, par rapport au reste de l’année. C’est le résultat d’une enquête effectuée, auprès de 451 personnes, par la firme de management IMFURA.

Les Camerounais déclarent qu'ils dépenseront en moyenne 34250 francs CFA pour leurs achats des Fêtes. Cela prend en compte une moyenne de 4000 pour la coiffure, 10500 pour les vêtements, 5500 pour la boisson, 6000 pour manger, 6500 pour le transport et 3500 pour les jouets, cadeaux aux enfants. Toutefois, ce sondage ne prend pas en compte des différentes classes sociales, et encore moins les différentes régions.

Fait marquant, les hommes disposent du poste de dépense le plus élevé, soit près de 44 000 francs CFA.  Tant disque le secteur le plus dépensier pendant cette période des fêtes s’élève à 10 500 francs CFA, c’est celui de l’habillement. La consommation d’alcool et de jus n’est toutefois que de 5500 francs CFA par personne, presque à équivalence avec la nourriture, 6000 francs CFA, situé au deuxième poste de dépense. 

Cependant, pour plus de 59 % des personnes interviewées, ces postes de dépense dépendent directement de la paie, car de nombreux employés restent sans salaire et certains évoquent des aérés de salaire allant jusqu’à trois mois. Ces montants peuvent donc être revus à la baisse comme à la hausse.

En revanche, lorsqu’on sait que le pays de Mr Paul Biya, Président de la république du Cameroun ne fabrique rien ou presque, on est en droit de se questionner sur les avantages de telles consommations pendant cette période festive. Et de se projeter, pourquoi pas, sur les années avenir, avec la mise en œuvre des Accords de partenariat économique (Ape). Il y a matière à réflexion.

En passant, après un brillant développement sur l’occurrence des crises, César Tchoffo, dans son dernier ouvrage Pensez altruiste et devenez riche dit : « Le problème est à chaque fois notre incapacité commune à nous contenter du strict nécessaire. » et d’en ajouter : « Sachez-le : on ne devient pas riche en dilapidant futilement ce dont dispose ».

Source: 
IMFURA