Cameroun : 5 informations utiles cette semaine

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  1. La Sodecoton a besoin d’investissements estimés à 40 milliards de FCfa pour tourner à plein régime

A cause de la vétusté de ses équipements, la Société de développement du coton (Sodecoton a ramené la capacité de production de ses neuf unités d’égrenage à 200 000 tonnes, contre une capacité installée de 350 000 tonnes, vient de révéler Mohamadou Bayero, le DG de la Sodecoton.

Pour relever la pente, la Sodecoton a besoin d’un volume d’investissements estimé à 40 milliards de francs Cfa, dont 11 milliards de francs Cfa à débloquer en urgence par les actionnaires de cette entreprise, dont le plus important est l’Etat camerounais. Malgré ces difficultés liées à la vieillesse des équipements, le géant de l’agro-industrie dans la partie septentrionale du Cameroun table sur une production cotonnière de 248 150 tonnes de cotons-graines, au cours de la campagne 2016-2017, contre 258 000 tonnes produites lors de la campagne précédente.

  1. L’Etat camerounais injectera 2 milliards de FCfa dans un projet privé de production et de transformation de poulets

Une unité industrielle spécialisée dans la production et la transformation de poulets de chair sortira bientôt de terre dans la localité de Dzeng, située dans la région du Centre du Cameroun. La cérémonie de pose de la première pierre de ce complexe industriel a été présidée le 28 avril dernier par le ministre de l’Economie, Louis Paul Motazé.

Il est annoncé que le Cameroun apportera une contribution financière d’un montant de 2 milliards de francs Cfa dans la réalisation de ce projet porté par un opérateur privé, qui est entré en partenariat avec la Chambre italienne de Commerce. Ce complexe industriel de Dzeng ambitionne de produire 300 000 poulets de chair chaque année, ainsi que 10 800 alvéoles d’œufs. Il devrait permettre de renforcer l’offre nationale en poulets de chair, mais surtout apporter un début de solution à l’absence de chaînes d’abattage de poulets dans le pays.

  1. Le Cameroun lance un projet de promotion de l’agriculture co-financé à hauteur de 75 milliards de FCfa par la BAD

Le gouvernement camerounais a officiellement lancé le 24 avril 2017 à Yaoundé, la capitale du pays, le Projet de développement des chaines de valeurs agricoles (PD-CVA). Financé à 77% par la Banque africaine de développement et 21,5% par l’Etat du Cameroun, ce projet est d’un coût global de 75 milliards de francs Cfa, a-t-on appris officiellement.

Implémenté dans les régions du Centre, du Littoral, du Sud- Ouest et de l’Est, ce projet d’une durée de 5 ans a pour objectif d’assurer la sécurité alimentaire dans les filières banane plantain, huile de palme et ananas ; au moyen d’appuis financiers et techniques aux organisations paysannes et autres jeunes intéressés par l’agrobusiness.

Selon ses promoteurs, ce projet touchera directement 242 000 personnes, dont les revenus augmenteront en moyenne de 818 000 francs Cfa par bénéficiaire et de 6 millions de francs Cfa par an pour chacun des jeunes entrepreneurs engagés dans le projet. A terme, il est projeté une augmentation de 216 000 tonnes de régimes de noix de palme, 240 000 tonnes de banane plantain, 10 000 tonnes d’ananas et 17 500 tonnes d’huile de palme.

  1. Le Japon débloque 33 milliards de FCFA pour le démarrage de la dernière phase des travaux du corridor Yaoundé-Brazzaville

Louis Paul Motaze, le ministre en charge de l’Economie (Minepat), a procédé, le 31 mai à Yaoundé, à la signature d’échanges de notes qui concrétise la mobilisation de 32,9 milliards de FCFA, par le gouvernement japonais au bénéfice du développement du corridor Yaoundé-Brazzaville (section Mintom-Lelé, d’une longueur de 67 Km).

A travers ce prêt concessionnel, le Japon souhaite marquer sa volonté de contribuer activement au développement socio-économique du Cameroun. D’autant plus que, le projet était en attente de ce financement complémentaire pour démarrer sa deuxième phase qui vient parachever la construction de ce corridor, dont la première a été réceptionnée en début 2017.  D’un montant total de 104,7 milliards, le cofinancement de la Banque africaine de développement (40,7 milliards de FCFA) dans ce projet, lui, a été mobilisé le 15 avril 2016. Celui de la Banque de développement des Etats de l’Afrique centrale (20 milliards) l’a été le 22 décembre 2016. Ainsi que celui du Cameroun (13,9 milliards).

  1. La capitale du Cameroun dispose de sa toute première galerie d’art contemporain

La première galerie d’art contemporain de la ville de Yaoundé a été inaugurée le 30 mai par le ministre des Arts et de la culture, Narcisse Mouelle Kombi et l'ambassadeur de France au Cameroun, Gilles Thibault.

Menée par le gouvernement camerounais et l’ambassade de France, la rénovation et l’aménagement du bâtiment abritant la nouvelle galérie ont été réalisés dans le cadre du Contrat de désendettement et de développement (C2D) entre le Cameroun et la France. Selon les explications de la représentation diplomatique française, ce nouvel espace offre désormais aux jeunes artistes camerounais la possibilité de réaliser des expositions et d’échanger.

A compter du 30 mai et jusqu’au 31 juillet 2017, cette galerie accueille, une exposition intitulée « Cheminement(s), art contemporain au Cameroun », qui réunit 23 artistes camerounais. L'évènement rassemble les œuvres d’artistes confirmés et de jeunes talents, toutes disciplines confondues : peinture, sculpture, photographie, dessin, vidéo.

     6. Je suis dans l'eau (Bonus)...

Source: 
Investir au Cameroun et IMFURA