Cameroun : 07 informations utiles pour cette semaine

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@DR

1.      Le Cameroun fait ses premiers pas dans la souscription des marchés publics via l’internet

La souscription aux marchés publics via l’internet est disponible. Et depuis Janvier, le quotidien camerounais nous signale que huit appels d’offres ont déjà été publiés. Seulement, les souscripteurs tardent à s’y mettre évoquant le doute sur la sécurité de leurs offres. Une crainte rapidement dissipée par le chef de la division des systèmes d’information du ministère des Marchés publics, qui précise que le système a prévu une clé à acquérir au prix de 20 000 francs Cfa auprès de l’Agence nationale des TIC, afin de sécuriser et de garantir à chaque soumissionnaire la confidentialité de son offre.

Rappellons que cette plateforme, Cameroon Online Electronic Procurement System, est l’aboutissement d’un projet baptisé e-Procurement, financé avec le concours de la République de Corée. Il vise à doter le pays d’un système de passation de marchés publics plus efficace, à travers notamment la réduction des délais et de la corruption.

2.      Le milliardaire Nana Bouba se lance dans la production industrielle du maïs au Cameroun

5000 hectares. C’est la superficie sur laquelle le milliardaire camerounais, Nana Bouba (photo), entend développer l’agriculture moderne dans les localités de Wassandé et de Djertou, toutes deux situées dans la partie septentrionale du Cameroun, notamment dans la région de l’Adamaoua.

Mais, pour l’heure, a-t-il indiqué au ministre de l’Agriculture Henri Eyebe Ayissi, qui vient de visiter les installations modernes de l’agriculteur Nana Bouba, dans lesquelles se déploie un millier d’employés ; seuls 300 hectares sont actuellement mises en valeur et sont exclusivement destinées à la production du maïs.

L’arrivée dans la filière maïs de cet industriel, qui est crédité de la 6ème fortune en Afrique sub-saharienne francophone, selon le magazine Forbes ; devrait permettre de donner un coup de booste à une production nationale de maïs insuffisante pour satisfaire les besoins des consommateurs.

Cette arrivée dans le monde agricole permet surtout au groupe Nana Bouba de diversifier ses activités. Pour rappel, ce groupe est déjà présent au Cameroun et dans la zone Cemac à travers la distribution des biens de consommation courante (Soacam), l’agro-alimentaire (Sagri), la transformation des oléagineux (Azur) et très récemment la production de l’eau minérale (Opur). Investir au Cameroun.

3.      African Bankar Awards 2016 : Alamine Ouamene May et Paul Fokam au podium

A l’occasion des assises de l’Assemblée Générale de la Banque Africaine de Développement (BAD) qui se tiennent depuis lundi 23 mai 2016 à Lusaka en Zambie, deux Camerounais ont été honorés par l' «African Bankar Awards 2016» organisé par l’association des banquiers d’Afrique.

En premier, le Ministre camerounais des Finances, Alamine Ousmane Mey, désigné mercredi 25 mai « Ministre africain des Finances 2016 ». Une reconnaissance, pour sa contribution au développement socio-économique de son pays.

En second, le banquier camerounais Paul Fokam Kammogne, fondateur d'Afriland First Bank, s’est vu décerner le Trophée de carrière exemplaire. Cet économiste de renom a en effet dirigé plusieurs entreprises et sa banque est considérée comme l’une des plus importantes en Afrique Centrale.

4.      Ligue de football professionnel du Cameroun (LFPC) demande l’aide du GICAM.

Les patrons d’entreprises du Cameroun réunis dans le Groupement Interpatronal du Cameroun (Gicam) sont désormais invités à financer le football local. Le president de la Ligue de football professionnel du Cameroun, le Général Pierre Semengue, leur a fait la demande en marge de l’Assemblée générale de cette organisation tenue le vendredi 28 mai à Douala.

La LFPC aimerait obtenir, par an, 500 millions de FCFA pour chaque club de ligue 1 et 300 millions de FCFA pour ceux de ligue 2.

A l’en croire, le football local qui est devenu professionnel depuis 2011 a besoin d’au moins 20 milliards chaque année pour supporter ses charges. Cet argent, à en croire le Président de la ligue, peut être obtenu auprès des entreprises locales. Journal du Cameroun.

Le ministre camerounais du Développement urbain et de l’Habitat, Jean Claude Mbwentchou, a récemment reçu en audience une délégation de responsables de la société anglaise NMS Infrastructure.

5.      La société anglaise NMS Infrastructure s’intéresse à un projet de construction de 10 000 logements au Cameroun

Selon nos sources, les deux parties ont discuté du projet de construction de 10 000 logements sociaux au Cameroun, pour lequel cette entreprise britannique et le gouvernement camerounais ont déjà signé un MoU.

Dans le cadre de ce projet, apprend-on de bonnes sources, il reviendra au gouvernement de mettre à disposition les terres pour la réalisation des constructions, ainsi que la réalisation des infrastructures connexes, à l’instar des voies d’accès ou encore les raccordements à l’électricité et à l’eau courante, etc.

En plus du logement, NMS Infrastructure fournit également des prestations dans la conception et la réalisation des infrastructures sanitaire et énergétique, le traitement de l’eau potable et des eaux usées, etc. Cette firme est déjà présente dans les pays africains tels que le Ghana, la Côte d’Ivoire, le Nigeria, la Zambie, la Libye ou encore la Gambie.

6.      BGFI Bank a accordé une facilité de 26 millions $ à Gaz du Cameroun, pour le développement de ses activités

Le groupe financier BGFI Bank, qui a son siège à Libreville au Gabon, a accordé en avril dernier, une facilité de 26 millions $ à Gaz du Cameroun, la filiale de la junior pétrolière et gazière britannique Victoria Oil and Gas, afin de soutenir le financement de son plan de développement.

« Ce financement vient compléter une autre partie, générée par les activités de GDC, et les 40% apportés par notre partenaires (RSM). Il devrait nous permettre de financer notre programme d'expansion », a fait savoir Kevin Foo (photo), le président de VIG dans une lettre envoyée à ses investisseurs. Les conditions de l'emprunt (horizon et taux d'intérêt) n'ont pas été divulguées, mais on peut noter que la banque a accordé à l'entreprise, une confiance plus grande que le marché financier britannique (London Stock Exchange), où l'opérateur est coté sur le compartiment alternatif.

« Le titre VOG a été décevant sur le LSE, mais il faut dire qu'il a suivi la même tendance que la plus des entreprises du compartiment alternatif, opérant dans le secteur du pétrole ou du gaz », a fait savoir l'entreprise, précisant qu'elle travaillerait à convaincre ses investisseurs boursiers de l'opportunité qu'il y a à investir sur elle.

Victoria Oil and Gaz a réalisé une performance relativement mitigée sur la période de 7 mois courant jusqu'au 31 décembre 2015. Son chiffre d'affaires de la période (21,4 millions $), est en repli comparé à celui de la même période en 2014. Cette performance a été réalisée dans un contexte, marqué par l'arrivée dans son portefeuille, de nouveaux clients comme le cimentier Dangote.

7.      Un projet de développement de l’élevage financé à hauteur de 50 milliards de FCfa par la Banque mondiale

Le ministre camerounais de l’Elevage, le Dr Taïga (photo), vient de présenter à des banquiers et autres gérants des institutions de microfinance qu’il a réunis à Yaoundé, le projet de développement de l’élevage (Prodel) en gestation au sein de son département ministériel.

Ce membre du gouvernement ambitionnait ainsi de convaincre les établissements financiers à  devenir des partenaires de ce projet pour lequel, a-t-on appris de bonnes sources, la Banque mondiale a déjà exprimé des intentions de financements pour un montant total de 50 milliards de francs Cfa.

A travers le Prodel, qui projette d’impacter 600 000 personnes dans le monde pastoral, souffle-t-on au ministère de l’Elevage, il sera question de connecter chaque éleveur à un établissement financier. L’objectif étant de pouvoir satisfaire autant que faire se peut les besoins de financements des acteurs agro-pastoraux, dans le cadre du développement de leurs activités. Investir au Cameroun.

Source: 
IMFURA