Brexit : la Premier League pourrait perdre 122 joueurs européens

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N'Kanté

La décision des Britanniques de sortie de l'euro est forte de conséquence dans tous les domaines de la vie et pourquoi pas celle du sport? En clair, l’attractivité économique et sportive de la Premier League est formellement en ballotage.

Une fuite des talents à prévoir

La sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne pourrait impliquer un départ massif de joueurs étrangers. Si actuellement, les joueurs des pays de l’UE peuvent travailler librement sur le sol anglais, cela ne sera plus le cas car ils seront considérés comme « extracommunautaires » et devront donc obtenir un permis de travail. Et les conditions d’obtention sont drastiques. Un joueur d’une des dix premières nations au classement Fifa devra avoir joué 30% des matchs de sa sélection lors des deux dernières années pour l’obtenir. Un pourcentage qui monte à 45% pour les nations classées de 11 à 20, puis à 60% pour celles de 21 à 30 et enfin à 75% pour celles de 31 à 50.

Concrètement, la France étant 17e au classement Fifa, seuls les joueurs ayant disputé au moins 45% des matchs lors des deux dernières années pourront obtenir un permis de travail. Ce qui n'est par exemple pas le cas d'Éliaquim Mangala (Manchester City), Morgan Schneiderlin (Manchester United) et N'Golo Kanté (Leicester). Selon la BBC, 122 joueurs européens jouant actuellement en Premier League ne seraient pas assurés de garder leur place dans leur club.

Des contraintes sur le recrutement des jeunes

Les clubs anglais devraient aussi être pénalisés sur le recrutement des jeunes joueurs. La Fifa autorise actuellement les transferts des mineurs de plus de 16 ans au sein de l’Union européenne. L’Angleterre n’en faisant plus partie, les clubs de Premier League n’auraient ainsi plus le droit de faire signer des joueurs comme l’Espagnol Hector Bellerin, arrivé à Arsenal juste après ses 16 ans.

Une baisse des revenus économiques

La sortie de l’UE pourrait également avoir de très importantes conséquences économiques. Si la valeur de la livre sterling chute, les écuries de Premier League perdraient de leur pouvoir d’achat. Les droits TV du championnat anglais, qui ont atteint plus de sept milliards pour la période 2016-2019, pourraient également chuter en cas de baisse de l’attractivité sportive. Un risque dont est conscient Richard Scudamore, le patron de la Premier League, qui militait pour que le Royaume-Uni reste dans l’Union européenne « d’un pont de vue commercial ».

Avec BFMTV

Source: 
IMFURA